À propos de mes romans

Nous

 

En librairie le 11 septembre 2013

Nous, roman, Leméac, 2013

Après une présentation informatique ratée devant des clients potentiels, une tenace crise de conscience s’empare d’un jeune Montréalais, qui remet dès lors tout en question.

Son père, un homme d’âge mûr, tranquille et serein travailleur d’usine à la veille de la retraite, accompagne quant à lui une collègue immigrée chez les fonctionnaires et y pète inexplicablement les plombs, tandis qu’un étudiant chinois fréquente avec terreur restaurants et cafés de la ville en cherchant à déchiffrer les codes de cette étrange culture.

Avec une retenue qui tient de la pudeur, Nicolas Gilbert pose la question de ce qui nous unit — et de ce qui nous détruit. Car tout est lié : sans « nous », qu’est-ce que le « je » ?

Une écriture d’un humanisme rare, comme un fil tendu au-dessus d’un abîme, sur lequel nous n’avons pas le choix d’avancer.

Ce qu’on en dit :

Nicolas Gilbert trace ici de main de maître un roman où trois trajectoires bien distinctes, apparemment parallèles, finissent par se rejoindre dans un tintement final au synchronisme parfait.

Christian Desmeules, Le Devoir, 26 octobre 2013. Article complet.

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La fille de l’imprimeur est triste, roman, Leméac, 2011

Deux hommes que cent cinquante ans séparent portent un même nom et un même visage. L’un est un assassin raté condamné à l’exil, l’autre un écrivain raté forcé à la traduction. Hasard? Sans doute, mais si on se met à écouter la musique du hasard avec attention, ne risque-t-on pas de vouloir danser à son rythme?

Avec ses deux François Meunier à la fois différents et semblables, Nicolas Gilbert explore des trajectoires qui, malgré le progrès et la modernité, n’ont pour boussole que l’éternelle condition humaine.

En librairie depuis le 4 août 2011

 

Ce qu’on en dit :

Avec ce troisième roman, Nicolas Gilbert confirme qu’il maîtrise l’art de la construction romanesque. Dans un style fluide et avec des mots justes, il raconte l’histoire de deux hommes presque identiques, tous les deux appelés François Meunier, vivant à deux époques différentes. (…) Un roman à lire, un jeune auteur à surveiller!

Chloé Legault, Magazine Le Libraire no 68. 

 

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Le joueur de triangle, roman, Leméac, 2009

Louis, jeune percussionniste, est engagé par l’Orchestre Symphonique pour jouer une unique note de triangle. Or, ses mains tremblent et cette note l’angoisse. Les jours précédant le concert, son existence tournera autour de cette note à jouer parfaitement et au bon moment : ce qu’il faut faire pour parvenir à maîtriser son angoisse ; ce qu’il faut éviter de faire pour ne pas la déclencher.

Dans son agitation, il rencontrera des gens qui, tour à tour, viendront au premier plan de la narration, partageant un moment leurs propres angoisses avec le lecteur. Liés par l’amour et le hasard, chacun des personnages de ce roman joue à sa façon la note unique qui le distingue dans le fracas des passions humaines.

En librairie depuis le 26 août 2009

Ce qu’on en dit :

Avec Le Joueur de triangle, Nicolas Gilbert crée une petite musique humaine, à la fois comique et tendre, qui grince et sonne faux parfois, réussit à nous faire sourire et à nous émouvoir. En virtuose, il manie la langue avec aisance, dynamise la narration avec une multiplicité de points de vue.

Suzanne Giguère, Le Devoir, 17 octobre 2009 (article complet ici).

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Écrit d’une plume circonspecte, droite et égale, ce roman polyphonique, fait de témoins parallèles et de regards obliques, nous plonge dans la confusion de trois personnages aux prises avec des blocages en apparence anodins, mais lourds de conséquences. Un roman où les sains d’esprit se font prendre dans leurs propres détours.

Evelyne Côté, ICI/24 heures, 18 septembre 2009 (article complet : cliquer sur l’image ci-dessous)

ICI, 18/09/09

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Le récital, roman, Leméac, 2008

Finaliste au Prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec

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La quatrième de couverture :

- Si je comprends bien, dit-il en levant la tête, vous voulez raconter une histoire qui dure six heures et met en scène six personnages?

- Oui, confirmai-je, c’est bien ça.

Six personnages sont convoqués pour raconter une fraction de cette soirée, dont un concert de musique contemporaine forme les points de départ et d’arrivée. Ils se croisent de loin, s’observent parfois et mènent leur vie dans un temps qui leur est propre, cherchant l’amour et l’art. La musique est-elle une façon d’aimer ou de fuir? Et s’il n’y avait pas de réponse à cette question, seulement un sentiment d’échec qui vous habite parfois?

Ce récit à plusieurs voix joue avec le temps et les lignes brisées pour tracer le portrait pointilliste d’une époque et d’un milieu. Alors, seulement, l’intelligence de la structure se révèle-t-elle pour prouver encore une fois que des liens étroits unissent la composition et l’écriture, la musique et la vie.

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Ce qu’on en dit :

À mi-chemin entre le littéraire et le musical, enjambement de deux langages l’un sur l’autre, Le Récital est un texte habilement construit, dont l’intérêt se déplace vers la séduction et la curiosité. Existe-t-il réellement des liens étroits qui unissent composition musicale et écriture, musique et vie? Nicolas Gilbert, en intellectuel de haut vol, terriblement humain, nous en convainc.

Suzanne Giguère, Le Devoir, 27 septembre 2008 (article complet ici )

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Plusieurs bons premiers livres en cette rentrée 08. Parmi ceux-là, le roman d’un jeune compositeur de musique contemporaine (un bon, en plus: il a remporté le prix Opus de la création de l’année pour la saison 2006-2007). Nicolas Gilbert a d’ailleurs su tirer parti non seulement de sa connaissance profonde du milieu montréalais de la musique dite sérieuse, mais également d’un sens de la construction auquel a très certainement contribué son expérience d’écriture sur les portées. Le Récital, bouillonnant d’intelligence et de références littéraires autant que musicales, n’est pas précieux pour autant. (…) Gilbert suit à la trace les pensées des personnages, qui se bousculent en eux, nous donnant à lire des bijoux de réflexions non censurées.

Tristan Malavoy-Racine, Voir, 4 septembre 2008 (article complet ici )

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À lire également :
L’entrevue avec Réjean Beaucage parue dans le Voir du 27 novembre 2008 est ici.
Une entrevue et plusieurs commentaires de lecteurs sur le site de La recrue du mois, ici.
Le récital dans Terra Nova Magazine (ici) et dans la revue Circuit (ici).